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Une première en Isère

Meylan est la seule commune iséroise à avoir fait le choix d'investir dans sa propre flotte de tablettes numériques.

247 écoliers concernés

164 élèves d'école élémentaire

83 élèves de maternelle

Un partenariat contractualisé

Une convention de mise à disposition des tablettes numériques, signée par l’Inspection d’académie, la Ville et les directeurs d’école, définit le cadre des interventions en milieu scolaire, ainsi que les modalités de mise à disposition du matériel. En outre, une charte d’usage des réseaux Internet et des services multimédias, annexée à cette convention, précise les droits et les devoirs des utilisateurs.

Mise à jour du :
23 mars 2012

 
Le 13 mars, le maire et son adjointe déléguée à l’éducation ont remis à l’équipe enseignante de l'école de Maupertuis une flotte de 15 i.pad.
[ Apprendre autrement ]

Des tablettes numériques à l'école

Mars 2012

Grâce à la Ville, les écoliers de Maupertuis peuvent désormais travailler sur tablettes numériques. Ces outils pédagogiques innovants proposent une approche différente de l’apprentissage.

Dans une classe de l’école de Maupertuis, les élèves révisent leurs verbes du 1er groupe. Du très classique a priori… Si ce n’est qu’ils travaillent en mode numérique ! À chaque question de l’enseignant, ils pianotent sur le clavier virtuel de leur i.pad et notent leur réponse, avant de lever leur tablette protégée par une housse. Quelques séances de manipulation ont suffi pour se les approprier : recherches documentaires, dictée avec correction instantanée, visite virtuelle de musée…, le tout avec une qualité d’image, une puissance et une fluidité de l’information jusque-là inégalée.

Quinze i.pad
Les tablettes numériques ont fait leur entrée à l’école grâce à la Ville, qui a financé 15 i.pad qu’elle a mis à la disposition de l’Éducation nationale. Cette opération, conduite en partenariat avec l’Inspection académique et le CDDP de l’Isère, s’inscrit dans le Plan de développement des usages numériques, lancé en 2010 par le ministère de l’Éducation nationale. « Les premiers bilans sont positifs en termes de motivation des élèves et d’évolution des pratiques enseignantes », témoigne Stéphane Mollier, inspecteur de circonscription de l’Académie de Grenoble. Une expérience qui n’est pas passée inaperçue aux yeux de Catherine Damond Allemand, adjointe déléguée à l’éducation, qui a souhaité la mettre en application dans le cadre de la politique de réussite éducative.

Des usages multiples et nouveaux
Ces outils nomades et interactifs ouvrent de nouvelles perspectives : suivi individualisé des élèves, possibilité d’effectuer un travail partagé en groupe… Leur intérêt ne s’arrête pas là. « L’élaboration de livrets interactifs et de programmes d’autoévaluation motive les enfants. La tablette libère aussi du temps pour l’enseignant qui peut intervenir plus sereinement auprès des élèves en difficulté. Elle peut servir de livre de classe, de cahier de textes et d’exercices. Elle permet aussi de travailler sa prononciation dans une langue étrangère ou encore de partager des documents sur un espace numérique », poursuit Romain Chabal, responsable de l’ingénierie au CDDP.

« Avec ce nouvel outil, nous souhaitons contribuer à la réussite scolaire des enfants, afin de leur permettre de s’épanouir, plus tard, dans le métier de leur choix », conclut le maire.

Un engagement pérenne de la commune

L’adoption de tablettes numériques va inévitablement induire des changements dans la manière d’enseigner. Les enseignants bénéficient de l’accompagnement de la mission TICE 38.

De son côté, hormis son investissement de 12 000 euros d'acquisition des tablettes, la commune met à la disposition de l'équipe enseignante un intervenant en milieu scolaire TICE.

Par ailleurs, son service informatique assure le suivi technique et la maintenance des tablettes.

Questions réponses à Catherine Damond-Allemand

Adjointe déléguée à l'éducation

Quel est le sens de cette initiative ?
Dans le Plan de développement des usages du numérique à l’École défini par le ministère de l’Éducation Nationale, il est précisé que « le développement de ces usages dans la pédagogie est une opportunité de dynamisation de l’école et d’amélioration des résultats scolaires ». Dans le cadre de notre politique de réussite éducative, nous avons choisi d’accompagner l’Inspection Académique de l’Isère dans cette démarche, au bénéfice des élèves. Les enseignants et les écoliers meylanais sont ainsi précurseurs dans l’utilisation de matériels innovants, qui ne restent pour autant que des outils au service de l’enseignement.

Pourquoi avez-vous opté pour des tablettes tactiles ?
La tablette numérique, dont l’usage individualisé permet la personnalisation du travail scolaire, motive les enfants. Grâce à ce processus d’apprentissage plus actif, les élèves en difficulté peuvent retrouver le plaisir et l’énergie d’apprendre. C’est un atout dans le cadre de la lutte contre l’échec scolaire. Dans ce domaine, nous sommes résolus à exploiter tous les outils facilitateurs. D’autant plus qu’ils sont incontournables aujourd’hui. C’est un enjeu de société. L’école doit former des citoyens capables de faire une utilisation raisonnée et autonome des outils numériques.

Pourquoi choisir l’i.pad, réputé plus cher que ses concurrents ?
Nous nous sommes lancés dans cette opération sans a priori, et nous nous sommes fiés aux préconisations du CDDP. Celui-ci considère que l’i.pad est aujourd’hui la meilleure tablette en termes de pédagogie. De plus, cette machine est ergonomique et facile à utiliser. Ce choix s’est donc imposé. En outre, nous avons négocié, pour le même prix, une année de garantie supplémentaire.

L’expérience sera-t-elle généralisée ?
Nous réaliserons un premier bilan en fin d’année scolaire, après quatre mois d’utilisation. S’il s’avère concluant, nous lancerons un plan d’investissement, afin d’équiper progressivement l’ensemble des écoles de notre commune.

Ce qu'ils en pensent

Stéphane Mollier
Inspecteur de circonscription de l’Académie de Grenoble

L’expérimentation et l’innovation étaient, jusqu’à il y a peu, davantage dans la culture des établissements du second degré. Elles gagnent aujourd’hui le premier degré, et je m’en réjouis. Notre objectif final réside dans l’amélioration des résultats des élèves. À ce titre, les nouvelles technologies, que les jeunes n’ont aucun mal à s’approprier, apportent une vraie plus-value, car elles permettent notamment de renforcer la personnalisation de l’enseignement. Autre avantage, elles contribuent à créer une dynamique au sein de la classe et de l’équipe enseignante. Je suis d’autant plus heureux de ce partenariat construit avec Meylan, que l’un des cinq objectifs inscrits dans notre plan de développement des outils numériques réside dans le renforcement de la collaboration entre l’Éducation nationale et les collectivités locales.

Véronique Lévêque
Parent d’élèves élu

Cette initiative me ravit. On ne peut plus, dans le monde actuel, faire l’impasse sur les outils informatiques. Nous les utilisons au quotidien, et il est important d’en faire l’apprentissage dès le plus jeune âge. L’école a un vrai rôle à jouer dans ce domaine, me semble-t-il, pour que les enfants aient tous un niveau de formation suffisant. Au-delà, je suis convaincue de l’intérêt pédagogique des tablettes numériques, qui peuvent favoriser une autre forme d’apprentissage, en modifiant les contraintes. Exemple, un enfant peu à l’aise avec l’écriture peut se libérer de son stress devant une tablette, car il n’a plus de souci de ratures ou de tâches. Il peut alors se concentrer sur l’exercice proprement dit et réussir, là ou auparavant il était en difficulté. Cet outil peut être une réponse adaptée dans un certain nombre de cas, pourvu que l’on cible des objectifs précis.

Voir la vidéo

Des tablettes numériques à l'école