Site de la mairie de Meylan - Retour à la page d'accueil

Le CRC en chiffres

600 élèves au CRC, 128 élèves à l'EMGB
33 professeurs, dont 5 intervenants en milieu scolaire
9 départements musicaux, 23 disciplines instrumentales : formation musicale, intervention en milieu scolaire, voix, vent, cordes, instruments anciens, polyphonique, jazz et musique contemporaine
390 heures de cours hebdomadaires
– 21 h/semaine d’intervention en milieu scolaire.

Nouveau projet artistique

À partir de 2004, la Ville a consacré une large part de son projet artistique aux musiques actuelles. Depuis, de nombreuses salles ont vu le jour dans l’agglomération grenobloise, une autre ouvrira à Grenoble d’ici la fin de l’année.

Après s’être interrogée sur la pertinence de poursuivre dans cet axe, la commune a décidé de revenir à une programmation plus éclectique, associant musiques actuelles, musiques du monde et musiques savantes ; sans remettre en cause la qualité de sa saison artistique.

Mise à jour du :
12 avril 2013

 
Les "ouïes" intégrées aux murs contribuent à la grande qualité acoustique des nouvelles salles d'enseignement musical.
[ Peau neuve pour la MMM ]

La Maison de la musique a fait peau neuve

Avril 2013

La nouvelle aile de la Maison de la musique a ouvert ses portes à la rentrée des vacances scolaires d’hiver, au terme de dix mois de travaux.

« Les travaux d’extension ont été réalisés sur site occupé. Une prouesse lorsque l’on sait que notre école de musique compte près de 600 élèves. Sans parler des 95 élèves de l’EMGB, qui nous ont rejoints à la rentrée 2009, après avoir dû quitter le Clos des Capucins pour des raisons de sécurité. Mais le résultat valait bien cet effort », estime Jean-Pierre Scortani- Dohr, directeur du Conservatoire à rayonnement communal (CRC) de Meylan. Un avis que semblent partager les habitués de la Maison de la musique, ravis d’avoir retrouvé de l’espace.

C’est en 2011 que la Commune a pris la décision d’agrandir cet équipement, une opération pour laquelle elle a programmé un investissement de 1,5 million HT, sur la base d’un avant-projet approuvé à l’unanimité par la commission d’appel d’offres. « Avec près de 80000 passages annuels, le bâtiment était devenu exigu », rappelle Josiane Jankowski, adjointe déléguée aux affaires culturelles. Les élus ont souhaité profiter de l’occasion pour donner plus de lisibilité à la politique culturelle de la Ville, en réunissant sur un site unique l’ensemble des pratiques musicales.

Concrètement, les travaux ont permis de gagner 570 m2 supplémentaires, sur deux niveaux. Soit une salle de répétition de 150 m2 pouvant accueillir un orchestre de 80 musiciens ou une chorale de 60 à 80 chanteurs, une salle de musique d’ensemble, deux salles de formation musicale et deux salles de cours instrumentaux, des locaux de stockage, ainsi que des locaux logistiques. L’ORD et l’harmonie de l’EMGB, qui répétaient jusqu’à présent dans les locaux de l’ancienne école des Buclos, ont rejoint le bâtiment qu’ils partagent désormais avec le CRC, le Ciné-club d’Acacia et des chorales… Quant à l’auditorium, qui, faute de place, servait occasionnellement de salle de travail, il a retrouvé sa vocation originelle.

En renforçant l’identité musicale du bâtiment et en redonnant des conditions de travail optimum aux musiciens, l’opération a atteint ses objectifs. Les lieux seront inaugurés le 21 juin 2013, à l’occasion de la fête de la musique. Le nom des nouvelles salles sera officiellement dévoilé ce jour-là.

Pour en savoir plus, lire l'historique de l'extension

Questions réponses

Jean-Pierre Scortani-Dohr, responsable du pôle musique, directeur du Conservatoire à rayonnement communal

Un mot de l’extension du bâtiment ?

C’était un préalable indispensable à l’accueil de l’EMGB et de l’ORD ; elle était également vitale pour le CRC, car certains professeurs enseignaient dans des loges. Les travaux acoustiques réalisés, notamment pour les gros ensembles, sont parfaitement réussis. Les musiciens sont également ravis de la qualité de la lumière.

Quelle est l’ambiance au sein de l’équipement ?

Entre le conservatoire, l’ORD, l’EMGB et les chorales, la vie musicale est intense. Tous les styles de musique, tous les niveaux, de l’amateur au professionnel, sont représentés. Mon prédécesseur, Éric Sobczyk, a créé un sentiment d’appartenance fort à cette maison. Une réorganisation des missions de l’équipement favorise parallèlement l’interaction entre les équipes pédagogiques, administratives et techniques, créant émulation, rapprochement et investissement dans la vie du personnel de la Maison de la musique.

Josiane Jankowski, adjointe déléguée aux affaires culturelles, sportives et à l’animation

On parle beaucoup d’harmonisation de la politique musicale de Meylan ? Que faut-il entendre par là ?

Le regroupement spatial au sein de la Maison de la musique pose la question de la cohérence de notre politique musicale. Cette extension nous donne l’opportunité de dynamiser notre démarche de service public. Notre projet pédagogique est un cadre de référence, au sein duquel l’EMGB va trouver sa place.

Les deux écoles continueront donc à coexister ?

Dans le contexte socio-économique actuel, un effort de gestion et de clarification de nos actions s’impose. Nous devons mettre en cohérence notre politique musicale avec les orientations du ministère de la Culture et du Schéma directeur départemental du Conseil général. La pérennité des fonds publics qui nous sont accordés en dépend. Cet effort de rationalisation ne doit pas engendrer de traumatisme. À côté du CRC, une école d’harmonie peut tout à fait trouver sa place.

CRC / EMGB, une cohérence à redéfinir

Le CRC, placé sous la tutelle pédagogique du ministère de la Culture, cohabite avec l’EMGB, une école associative. Cette "exception musicale" iséroise, fruit de l’histoire, a été plusieurs fois pointée par l’Inspection générale de la musique.

La situation a pris un tour nouveau en juillet 2012, lorsque l’association a demandé à la Ville une aide complémentaire et une hausse de sa subvention annuelle de fonctionnement. Tout en réaffirmant son attachement à une association emblématique de Meylan, le maire, Marie-Christine Tardy, a rappelé la nécessité de s’aligner sur les pratiques habituelles en matière de financement. "Aucune autre commune du département possédant sa propre école de musique ne verse une subvention de près de 100 000 euros à une école associative", souligne-t-elle, rappelant de surcroît que 46 % seulement des élèves de l’EMGB sont meylanais.

En outre, le fait de posséder deux écoles, et donc deux projets pédagogiques, nuit à la visibilité de la politique communale de la Ville. Pour l’avenir, il convient de réfléchir ensemble à la réorientation nécessaire de l’EMGB vers la pédagogie de groupe et les pratiques collectives. Il s’agit là d’un véritable chantier de conduite du changement. "Serge Arrivé, le président par intérim de l’école associative a pris ce dossier à bras-le-corps, en affichant une volonté de rapprochement, ce dont je me réjouis, et nous avons engagé ensemble un travail de fond", conclut Josiane Jankowski.