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[ Tranquillité publique ]

Mobilisation générale

Février 2014

Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance aide à la concertation pour les actions de maintien de la tranquillité publique par l’ensemble des services concernés.

Meylan est épargnée par les phénomènes de grande délinquance. Néanmoins, tensions et incivilités peuvent, au quotidien, perturber la qualité de vie. Pour assurer la tranquillité publique, le CLSPD a mis en place un dispositif dédié à la prévention : éducation au civisme, prévention des conduites à risques, lutte contre le décrochage scolaire et présence d’un éducateur spécialisé.

La médiation, sous toutes ses formes, occupe une place centrale : médiation scolaire au collège des Buclos et dans les écoles élémentaires des Buclos et des Béalières, médiation de proximité, dédiée à la résolution des conflits mineurs, médiation de nuit pendant la période estivale.

Autre opération de prévention, le dispositif de rappel à l'ordre permet de mettre les familles face à leurs responsabilités. Dix-sept personnes ont ainsi été suivies en 2013.

Dans le cadre de ses missions, le groupe de travail Sécurité du CLSPD réfléchit actuellement à la mise en place d'un plan de lutte contre les tags, une infraction pénale punie par la loi.

Autre étude en cours, l’installation de caméras de vidéoprotection pour renforcer la sécurité des personnes et des biens, et optimiser les actions de prévention et de sécurité menées conjointement par la police municipale et la gendarmerie nationale. « La vidéŽoprotection a un effet dissuasif gr‰âce ˆ la prŽésence des caméŽras. Elle permet aussi d'orienter les patrouilles de police municipale et de gendarmerie, et de réŽaliser des flagrants dŽlits. Cet outil a fait ses preuves dans d'autres communes», souligne Jean-Pierre Duthu, chef du service Sécurité, prévention.

Questions réponses à Jean-Pierre Duthu

Jean-Pierre Duthu,
Chef du service Sécurité, prévention

Meylan est-elle confrontée à des problèmes de sécurité ?
La commune n’échappe pas aux problèmes de sécurité. Nous devons faire face à une délinquance importée notamment de l’agglomération grenobloise. Meylan est attractive pour les délinquants avec ses immeubles de standing, ses lotissements dispersés, ses commerces de proximité et son parc d’entreprises désert la nuit. Plusieurs pôles commerciaux, de nombreuses pistes cyclables, voies piétonnes et parcs publics augmentent la difficulté des gendarmes et policiers municipaux pour assurer la sécurité.

Quelle est votre vision d’une politique de sécurité ?
La sécurité, c’est un travail de tous les jours, où les acteurs doivent en permanence analyser les problèmes, rechercher la solution la plus pertinente et s’adapter aux phénomènes de délinquance et de troubles à la tranquillité publique.

Quelle est votre stratégie en termes de sécurité ?
Avant tout une très étroite collaboration avec la gendarmerie, qui est le pilier en matière de sécurité locale. En parallèle, nous travaillons à ce que la police municipale soit toujours plus réactive, disponible, adaptable et occupe le terrain par des patrouilles aux horaires les plus sensibles. L’ensemble des dispositifs déjà existants sur la commune (médiation, rappel à l’ordre…) fait aussi régulièrement l’objet d’améliorations.

La réorganisation de la police municipale est-elle achevée ?
Elle est bien avancée mais toujours en cours. Suite à des départs à la retraite et des mutations, plus de 50 % de l’effectif a été renouvelé en l’espace de deux ans. Le profil des nouveaux agents a notamment été défini en fonction des éléments que j’indiquais dans la stratégie en termes de sécurité, en particulier leur sens du service public. Je suis très optimiste sur les recrutements que nous avons faits.

Des médiateurs, citoyens de proximité

Sept Meylanais bénévoles, missionnés par le maire et formés par l’AIV peuvent intervenir sur saisine directe, pour aider les protagonistes d’un conflit à trouver ensemble un terrain d’entente, en faisant appel à la bonne volonté et au dialogue.

Les Meylanais souhaitant bénéficier de ce service sont reçus, dans un premier temps, par l’agent de la collectivité qui assure la permanence de l’instance de médiation le mercredi après-midi, de 14 h à 17 h. Celui-ci s’entretient avec le ou les demandeurs et estime si les faits rapportés relèvent de la médiation. Dans l’affirmative, il organise les rendez-vous et deux médiateurs citoyens de proximité interviennent, dans le cadre strictement défini dans une charte.

Brouilles de voisinage, nuisances sonores, dégradations…, ces médiateurs ne sont habilités à traiter que des conflits mineurs, qui ne constituent pas, à proprement parler, des infractions d’ordre juridique. Lorsqu’un accord est trouvé, ils le consignent dans un courrier qui est adressé à la Ville et aux deux parties. Dans le cas contraire, l’agent oriente les parties vers d’autres instances comme les juristes de l’AIV, le Centre communal d’action sociale, les bailleurs sociaux et bien d’autres.

En 2013, les médiateurs de proximité ont traité 13 affaires, et redirigé 10 dossiers vers d’autres intervenants. "Globalement, on observe une déŽgradation des relations entre les personnes, et la nature des affaires relève de plus en plus de difficultéŽs d'ordre psychologique", précise Jacques Bertaux, responsable du pôle Prévention et médiation.

Contact : 04 76 41 69 52

Des caméras dans la ville

Pour préserver la tranquillité publique et réduire les faits de délinquance, un groupe de travail est lancé pour mettre en place la vidéoprotection.

Personne n’a oublié les incendies volontaires allumés dans le quartier des Béalières, en octobre 2013. L’un avait partiellement détruit la toiture du multi-accueil de Bérivière, le mettant temporairement hors service. Ces actes de délinquance ont incité la commune à envisager la mise en place de caméras de vidéoprotection.

Comme annoncé au Conseil municipal de décembre 2013, un groupe de travail, présidé par le maire, animé par Jean-Pierre Duthu, chef du service Sécurité, prévention, et composé de cinq élus de la majorité, d’un élu de l’opposition, d’agents des services communaux, du commandant de brigade de la gendarmerie, du référent sûreté de la gendarmerie et d’une représentante d’Inovallée, a été constitué et y réfléchit.

"La séŽcuritéŽ n'est pas liŽée àˆ une seule action. C'est un ensemble de dispositifs dans lequel la vidéŽoprotection a sa place. Elle constituera un outil suppléŽmentaire d'aide àˆ la sŽécuritéŽ publique. Les déŽlinquants s'adaptent ˆà nos mŽéthodes de travail et nous devons en permanence faire éŽvoluer ces dispositifs pour les dissuader d'agir ou, àˆ déŽfaut, apporter des éŽlŽéments de preuve permettant de les traduire en justice. La vidŽéoprotection réŽpond ˆà ces exigences" estime Jean-Pierre Duthu.

Le groupe de travail, réuni le 13 janvier 2014, s’est imprégné du diagnostic de sécurité de la ville. Il lui appartient désormais de définir un périmètre d’implantation pertinent et de choisir le matériel : caméras à champ fixe ou caméras-dômes orientables. Il devra aussi opter pour un mode d’exploitation. "On peut stocker les images sur un disque dur durant un temps réŽglementaire et ne les consulter qu'àˆ la demande des services d'enquêtes ou choisir de les visualiser systŽmatiquement", explique Jean-Pierre Duthu.

Pour enrichir sa réflexion, le groupe de travail s’appuie sur des démarches similaires de villes comparables. La procédure est lourde et soumise à autorisation (lire encadré). L’expérience démontre que le déploiement de la vidéoprotection requiert beaucoup de temps pour être efficace. Au fur et à mesure de ses avancées, le groupe de travail s’élargira dans le cadre d’une concertation avec les Meylanais, avant tout engagement.

 

Une réglementation stricte

L'installation de caméras de vidéoprotection par les autorités publiques est autorisée dans un nombre limité de cas dont la protection des bâtiments publics et de leurs abords, la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens, la lutte contre le trafic de stupéfiants, la prévention d'actes de terrorisme ou le secours aux personnes. Elle doit faire l’objet d’une autorisation préalable de la préfecture. Elle est en outre soumise à une réglementation stricte, dans le cadre du Code de sécurité intérieure, qui garantit aux particuliers un droit d'information, d'accès et de recours.