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BCTM : une nouvelle saison pour confirmer

BCTM : une nouvelle saison pour confirmer
14 octobre 2022
Après un magnifique exercice 2021-22, les joueuses du Basket Club La Tronche Meylan (BCTM) vont débuter une nouvelle saison, au cours de laquelle elles seront plus attendues. Le point avec Clément Sanchez, le directeur sportif du club.

Avec le recul, quel bilan tirez-vous de la saison passée ?

C’était une belle saison, peut-être pas inespérée, mais quand même au-delà de nos attentes vu le contexte. Nous avons certainement profité du fait d’être pris de haut par les autres équipes en début de saison. Mais ce résultat était mérité, parce que le groupe a énormément travaillé. Il est monté à la fois en intensité et en gamme dans le jeu au fil de la saison. Hormis Toulouse, qui était vraiment au-dessus du lot, nous avons regardé tout le monde les yeux dans les yeux.

Vous ne bénéficierez plus de l’effet de surprise pour cette nouvelle saison…

En effet, nous serons l’équipe à abattre. Nous devons assumer ce statut. Mais la recette reste la même : travailler dur toute la semaine à l’entraînement, et sans doute même davantage cette saison. Les filles sont conscientes que pour réitérer la même performance, elles devront être meilleures que l’an passé. Mais nous avons déjà profité du démarrage plus tardif du championnat - il a été décalé de deux semaines, en raison des championnats du monde de basket féminin qui se tenaient fin septembre - pour augmenter le volume. Nous avons commencé comme d’habitude avec une reprise le 15 août, ce qui nous a permis au final d’avoir deux semaines de plus, avec une préparation plus progressive. Nous avons aussi disputé de nombreux matchs amicaux.

Quels sont vos axes de progression ?

Nous devons nous améliorer dans la constance : nous sommes capables d’avoir des séquences de jeu très impressionnantes, mais aussi des grosses absences. Les hauts doivent rester aussi hauts, et les bas durer moins longtemps. Et pour rentrer dans les détails techniques, nous devons notamment nous améliorer sur le secteur intérieur, les rebonds. C’est notamment pour cette raison que nous avons recruté Prescilla Colombo - une pivot de 1,85 m, 22 ans, qui jouait à Nantes/Rezé en Ligue 2 - et Fiona Coldepin - une intérieure de 1,80 m -, qui arrive de Lons-le-Saunier en Nationale Féminine 2, après être passée par le centre de formation du Pays Voironnais Basket Club.

Justement, l’effectif a-t-il beaucoup bougé à l’intersaison ?

Non. En plus des deux recrues que je viens de citer, nous avons enregistré le retour de Camille Droguet, qui avait joué au BCTM de 2019 à 2021, avant de partir l’an passé à Vilnius pour ses études, où elle a joué en D1 lituanienne. Ces trois arrivées compensent trois départs : Anna Ngo Ndjock partie à Landerneau en Ligue Féminine, le niveau élite français, Romane Revel qui a rejoint Roanne en Nationale Féminine 1, l’échelon juste en-dessous de la Ligue 2, Héloïse Jean-Philippe qui a arrêté. Bref, nous avons un effectif assez stable, ce qui peut être un atout dans un championnat où il est fréquent que les équipes se renouvellent à 50 % d’une année à l’autre. L’équipe devrait être prête dès le début de saison.

Quels sont vos objectifs cette saison ?

Nous voulons d’abord finir dans le top 5 en saison régulière, puis jouer sans pression lors des play-offs, un peu comme nous l’avions fait l’an passé. Charnay, relégué de Ligue Féminine, sera forcément dangereux. Tout comme Mondeville – qu’on n’a jamais battu en trois saisons de L2 – Reims, Chartres, Aulnoye, et même les promus Feytiat et Monaco, qui se sont bien renforcés. C’est extrêmement dense, tout le monde peut battre tout le monde, il n’y a pas de « petite équipe ». On ne peut jamais être totalement confiant, parce que c’est un championnat très relevé.

Règlement
La saison régulière de Ligue Féminine 2 se déroule entre le 15 octobre et le 8 avril. Les 8 premiers sur 12 sont qualifiés pour les play-offs, qui se jouent au meilleur des trois matchs et débutent au stade des quarts de finale à partir du 15 avril, la finale étant prévue les 13 et 17 mai avec un match d’appui éventuel le 20 mai. Seul le champion accède à la Ligue Féminine, soit le niveau élite français. En bas du classement, les équipes classées onzième et douzième sont reléguées en Nationale Féminine 1. Si le Centre Fédéral de Basket Ball (ce qui arrive souvent avec cette équipe composée des meilleures joueuses espoirs françaises) est dans les deux derniers, l’équipe classée dixième sera reléguée à sa place. Il faut donc terminer au pire neuvième pour être assuré de se maintenir en Ligue Féminine 2.

Venez les applaudir et les encourager samedi 15 octobre au gymnase du Charlaix, où elles affronteront Calais à partir de 20 h.