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Budget 2026

Présenté le 17 novembre avant le vote du budget 2026 le 15 décembre, le ROB (Rapport d’orientation budgétaire) affiche la poursuite d’une gestion financière rigoureuse, afin de maintenir un service public de qualité et conserver des capacités à investir pour préparer l’avenir.

La situation financière difficile de l’Etat, couplée à l’incertitude liée à la stabilité du nouveau gouvernement, nommé le 12 octobre, inscrit ce projet de budget 2026 dans un  contexte de crise politique et budgétaire. Ainsi, malgré sa situation financière saine, la Ville doit s’attendre, comme l’année dernière, à subir d’importantes ponctions financières pour contribuer, comme la plupart des collectivités, au redressement des finances publiques de l’Etat, dont l’ampleur n’est pas encore connue à jour. Par ailleurs, compte tenu des élections municipales à venir et dans un souci de respecter le choix des électeurs et la marge de manœuvre de l’équipe qui sera élue, le budget 2026 sera celui de la continuité, et n’intègrera aucune décision politique structurante majeure.

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Une solide capacité d’investissement conservée

La capacité d’investissement de la Ville reste effective et mobilisée. A hauteur d’environ 14 millions d’euros prévus pour l’année 2026, elle permettra la poursuite des projets en cours tels que

  • les travaux de rénovation du groupe scolaire Mi-Plaine,
  • la création d’une résidence d’artistes et les travaux de sécurité et d’accessibilité au Clos des Capucins,
  • la transformation de l’ex-école des Buclos en Maison des solidarités,
  • la reconstruction de la salle Décibeldonne notamment.

 Autant d’opérations rendues  possibles grâce à un financement responsable, basé en priorité sur l’autofinancement dégagé de la section de fonctionnement, c’est-à-dire l’épargne brute (différence entre les recettes et les dépenses réelles de fonctionnement).

Des recettes de fonctionnement optimisées

Les recettes de fonctionnement sont estimées à environ 34,2 millions d’euros, provenant principalement des recettes fiscales (plus de 80 %), soit une augmentation de 1,8% par rapport à 2025, sans hausse du taux de la taxe foncière en 2026.
Dans leur grande majorité, les tarifs communaux devraient rester stables, en particulier la tarification sociale.
La diversification des sources de financement est également une priorité pour les services, avec la recherche active de subventions et de partenariats, malgré la difficulté croissante à les obtenir. En témoigne la subvention de 150 000 euros du ministère de la Culture via la DRAC, attribuée pour la création de la résidence d'artistes au Clos des Capucins ou encore celle de 11 000 euros du Crédit agricole, obtenue pour la première fois grâce à la ténacité du service Transition écologique pour la création et la rénovation de plusieurs mares.

Un taux d'imposition communal inchangé

Depuis plusieurs années, la Ville mène une politique fiscale constante, sans augmentation des taux locaux d'imposition. Cette politique sera conservée jusqu'à la fin du mandat, afin de préserver le pouvoir d'achat des familles.
La taxe foncière augmentera cependant mécaniquement sous l'effet de la réévaluation des bases locatives, décidées chaque année par l'Etat et indexées sur l'inflation. Après les hausses spectaculaires de 2023 (+ 7,1 %) et 2024 (+ 3,9 %), la stabilisation de l'inflation apporte une accalmie relative. Les propriétaires devraient connaître une augmentation modérée, autour de 1 %.

Des dépenses de fonctionnement maîtrisées

Outre les ponctions décidées par l'Etat, l'évolution des charges de fonctionnement restera maîtrisée, notamment grâce à une gestion rigoureuse de chaque dépense.
Le  budget prévoit également une diminution de 14 % des dépenses d'énergie (gaz, électricité), grâce à la politique de sobriété impulsée par la Ville et aux investissements réalisés permettant de générer des économies d'énergie (rénovations thermique et de l'éclairage public).

Un taux d'endettement peu élevé

L'encours de la dette reste faible, estimé à 12 147 299 € au 31 décembre 2025, soit son niveau de 2018. Au compte administratif 2024, la dette représentait 511 € par habitant, alors que la moyenne des villes de 10 000 à 20 000 habitants est de 789 € par habitant. 
La capacité de désendettement est également très bonne : 1,8 an au 31 décembre 2024 contre 3,8 ans en moyenne pour les collectivités de taille équivalente.
A fin 2026, avec un taux estimé d'exécution de 92 % du PPI (Plan pluriannuel d'investissement), le montant de la dette devrait atteindre environ 19 millions d'euros, représentant une capacité de désendettement de 4,2 ans (sur la base d'une épargne brute de 4,5 millions d'euros), soit un niveau bien inférieur au seuil d'alerte fixé à 12 ans par la Chambre régionale des comptes. La Ville garde donc des moyens d'agir dans les années à venir, non seulement grâce à sa capacité d'investissement solide, mais également grâce à son niveau d'endettement maîtrisé.

Une politique de soutien aux acteurs sociaux confirmée

Les subventions allouées aux associations seront en augmentation de 1 %, pour compenser l’inflation et leur permettre de poursuivre leurs activités. Parmi les demandes,
14 nouvelles seront prises en compte.
Le CCAS voit aussi son budget augmenter, à hauteur de 8,8 %.